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Psychologie multidimensionnelle évolutionnaire

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L’ego qui est aux prises avec une condition de conscience inférieure ignore totalement ce qui l’empêche d’évoluer, c’est-à-dire ce qui le limite dans sa capacité à se libérer de la condition mentale inférieure dans laquelle il baigne. Les résistances qui retardent son évolution lui sont totalement invisibles parce qu’il est voilé par une condition de conscience qui ne lui permet pas d’observer toute l’ampleur de sa situation.

À un certain stade de son processus d’évolution, c’est-à-dire lorsqu’il est suffisamment imbibé de la vibration de la réalité multidimensionnelle, toutes les facettes de cette réalité deviennent trop évidentes pour lui et c’est à ce moment qu’il expérimente pour la première fois une observation du système, c’est-à-dire une observation multidimensionnelle.

Ceci est similaire à une nouvelle habileté : plus il l’exécute et l’expérimente, plus il est en mesure d’en bénéficier. Ce n’est pas une décision qu’il prend soudainement, car il se rend rapidement compte que cette nouvelle capacité d’observation devient peu à peu plus familière et cela contribue au développement de son mental supérieur. La conscience de l’ego involutif est entièrement dominée par la programmation et il est perpétuellement voilé par celle-ci. Dans ces conditions, il ne peut  évoluer tant qu’il est dominé par cette conscience inférieure.

Ce qui le maintien dans cette condition, même lorsqu’il commence à être en contact avec la réalité multidimensionnelle plus élevée en vibration, c’est qu’il essaie de comprendre psychologiquement cette réalité supérieure à travers un mental inférieur. En fin de compte, cet effort de compréhension ne donne que de la philosophie et ne fait que créer des attitudes psychologiques. Par contre, lorsqu’il peut observer de façon multidimensionnelle les jeux subtils de sa programmation qui crée de toutes pièces les formes pensées qui se manifestent en lui, il est en mesure d’observer ces résistances et il commence dès lors à s’éveiller.

Par contre, lorsqu’il est enfin en mesure de commencer à observer les jeux subtils de cette condition involutive qui crée de toutes pièces les formes pensées qui se manifestent en lui, il commence dès lors à se libérer instantanément de cette condition.

Charles Sabourin © 2014

La reconnaissance est primordiale en ce qui concerne l’évolution de l’individu.

L’ego a absolument besoin d’être reconnu « No man is an Island ». Si les autres autour de lui ne le reconnaissent pas, il tend à se reconnaitre lui-même. Ce qu’il ignore, c’est qu’il n’a pas encore la qualité nécessaire pour se reconnaître et il fait toujours fausse route en se déclarant unilatéralement conscient. Il doit d’abord être reconnu dans sa conscience pour finalement être en mesure de se reconnaître lui-même. N’ayant aucune expérience de son identité réelle, comment voulez-vous qu’il puisse savoir s’il est manifestement dedans ou pas?

L’ego, encore sous l’emprise de sa condition involutive, doit faire extrêmement attention à ceci parce qu’il peut subir très facilement l’impatience créée par son besoin d’être reconnu qui, on le sait, provient de programmes associés à cette pulsion.

N’ayant de prime abord aucune identité, parce qu’elle est continuellement usurpée par la programmation en lui, il est extrêmement difficile pour ne pas dire impossible pour lui de s’en créer une. Comme l’enfant a besoin d’être reconnu par ses parents pour être en mesure d’avoir un sens de son identité, l’ego en voie d’évolution a également besoin d’être reconnu par ses pairs, c’est-à-dire celui ou ceux qui lui ont permis de créer les dispositions nécessaires à sa future transmutation et de commencer à réaliser ce qui se passe réellement en lui.

Ce droit de passage est absolu et l’ego involutif s’évertuera toujours à inventer diverses bonnes raisons et de justifications pour en contourner la réalité.

Il est évident pour une personne qui est affranchie de réaliser que l’ego en voie de créer ces dispositions à son affranchissement ne peut évidemment pas savoir s’il est ou  pas sous l’influence de sa condition involutive.

Les pièges sont trop subtils et l’ego, encore sous l’influence d’une programmation qui joue constamment contre lui, manque définitivement d’expérience pour en observer l’ampleur et toutes les subtilités.

Qu’il soit affranchi ou non, c’est ce besoin occulte d’être reconnu qui pousse l’ego à instruire d’autres individus sur la qualité de ce qu’il sait ou de ce qu’il croit savoir. Sans cette reconnaissance, il est voué à recommencer le processus de diffusion jusqu’à ce qu’il parvienne à faciliter l’affranchissement de ceux à qui il transmet cette information.

C’est pour cette raison que certains individus, leur besoin de se valoriser aidant, se croient affranchis et commencent à diffuser l’information qu’ils croient ajustée à la réalité des systèmes.

Mais pour un être affranchi, il est très facile de voir où se situent ces individus en rapport avec la réalité des systèmes.

L’ego en voie d’évolution a besoin de savoir que le chemin menant à son épanouissement est truffé de pièges. S’il ne les voit pas et qu’il ignore ceux qui peuvent les lui faire voir, c’est qu’il veut à tout prix se sentir en valeur, car il veut croire être celui qu’il pense !

C’est ce qui en définitive l’amènera tôt ou tard à vivre la totalité de la pénible initiation dans laquelle il est prisonnier depuis des millénaires !

L’ego involutif, peu importe son degré d’instruction, pense que c’est lui qui pense : il croit qu’il est dans son intelligence quand en fait, il est dans l’intelligence des programmes involutifs en lui !

Donc, tant et aussi longtemps qu’il y croit plus ou moins subtilement, il ne peut réellement se situer !

Quel que soit son niveau d’évolution, l’ego a absolument besoin d’un « feed-back » ou d’une confirmation de la part d’un être plus expérimenté que lui pour réellement se situer !

On ne peut être intelligent seul !

En fin de compte, l’ego qui se reconnaît lui-même sans avoir été à priori reconnu est définitivement toujours sous l’emprise involutive. La raison est simple : la déduction du pourquoi il se reconnaît est liée au fait qu’il croit être dans son intelligence.

L’ego étant habitué à croire qu’il est dans son intelligence ne réalise pas que s’il était réellement libre de l’emprise involutive en lui, il ne pourrait plus se penser intelligent ou croire que c’est lui qui pense.

Il serait donc au point zéro! Au point le plus bas du V, c’est-à-dire au début de son évolution et il commencerait à se connaître!

L’ego ne réalise pas à quel point il est automatisé, programmé, et totalement voilé. La programmation et les automatismes auxquels il est assujetti sont si influant sur lui qu’il ne peut commencer à s’en rendre compte qu’au moment où il amorce l’éveil qui lui fera prendre conscience de sa nature multidimensionnelle.

L’ego ne peut s’empêcher de subir sa programmation tant qu’il ne réalise pas à quel point il est assujetti à celle-ci.

Ce que l’ego a surtout du mal à réaliser est le degré de contrôle exercé par cette programmation. Autant le biologique végétal ne peut par lui-même décider comment et quand croître, autant l’ego est prisonnier d’une programmation qui lui dicte un plan de vie qu’il ne peut altérer tant qu’il n’a pas développé un nouveau sens multidimensionnel qui lui fera voir l’étendue et la puissance de ce contrôle.

La notion qu’a l’homme involutif de la réalité n’est pas à la mesure de la conscience requise qui lui permettrait de se libérer du plan de vie dicté par sa programmation. Cette domination qu’a sur lui la mécanique systémique se situe dans une dimension dont il n’a eu jusqu’à présent qu’une perception intuitive.

La prise de conscience requise pour qu’il s’en rendre compte est hors de sa portée, mais à la fois, paradoxalement, très accessible. Il lui suffira de développer et surtout d’expérimenter un nouveau sens multidimensionnel qui lui donnera accès à une dimension qu’il a toujours perçue, mais qu’il n’a jamais explorée.

Tant que l’ego demeurera dans un sommeil involutif et assujetti aux programmes et aux automatismes, il sera l’équivalent d’un automate qui se croit conscient.

L’ego involutif n’a aucune idée de ce qui le maintien prisonnier de ce sommeil profond. Il vit comme un somnambule, désinformé par sa perception psychologique limitée.

Le sommeil involutif est tellement profond que l’individu qui le subit a constamment l’impression de manifester sa propre volonté. En fait, il ne manifeste que la volonté des programmes qui se situent dans une dimension qu’il a toujours perçu intuitivement, mais dont il n’a jusqu’à présent gratté que la surface.

 

L’homme se crée une image de lui-même qui est entièrement basée sur l’accumulation de ses expériences. Au cours de sa vie, il répète constamment ces expériences, c’est-à-dire qu’il accumule une mémoire à l’intérieur de programmes qui, au moindre évènement, ayant une similitude vibratoire avec ceux-ci, déclenchent des automatismes qu’il ne sait contrôler.

On dira alors de l’individu qu’il a un certain type de personnalité parce qu’il a l’habitude de réagir d’une certaine façon. L’individu qui observe la réalité de de la sorte croit que toutes ses réactions sont volontaires parce qu’il n’a aucune autre façon d’agir. L’image qu’il a de lui-même va donc se former à partir du réflexe de ses programmes, et il dira tout naturellement que c’est normal qu’il réagisse de  la sorte.

L’ego, s’identifiant aux ressentis créés par cette programmation, se fait manœuvrer constamment. Il est possédé par l’image qu’il a inconsciemment créée et nourrie toute sa vie.

Si l’ego déroge de cette image, il ne peut se reconnaitre. Il dira que ce n’est pas lui qui agit ainsi en disant : « Mais ce n’est pas moi ça !» Ou bien s’il va trop loin dans sa réaction, il dira que c’est plus fort que lui !

Cette image lui sert de phare pour qu’il se reconnaisse, pour qu’il ait un sens de son identité. C’est d’ailleurs pour cela que l’ego a tant besoin de se faire reconnaître. S’il n’est pas reconnu en fonction de l’image déformée qu’il a de lui-même, il se sent automatiquement rejeté. Qu’est-ce que l’on rejette habituellement : ce que l’on ne désire plus, ce qui ne nous est plus utile. Alors, ne vous demandez pas pourquoi l’ego est toujours dans des sentiments de dévalorisation qui nourrissent constamment son besoin de se valoriser.

L’ego doute continuellement de lui parce qu’il ne parvient pas à s’identifier à ce qu’il est réellement ! En fin de compte, l’image qu’a l’ego de lui-même est toujours basée sur sa programmation.

Le problème c’est qu’il pense que cette image provient de sa propre conscience. En fait, elle provient d’une dimension totalement différente où se nichent les programmes. Tant qu’il n’est pas éveillé, l’ego ne peut voir l’angle mort, c’est-à-dire la provenance des compulsions auxquelles il est assujetti.

L’homme ne peut voir la provenance de ses compulsions, car il n’a pas un sens multidimensionnel suffisamment raffiné pour en arriver à observer ce qui se passe dans ce qui détermine l’automatisme de ses actions. Il est beaucoup trop préoccupé par une image de lui-même qu’il n’arrive jamais à satisfaire pour être en mesure de commencer à observer ce qui se passe réellement en lui.

C’est pour cette raison que l’ego involutif n’est pas éveillé. De la conscience, ce n’est pas seulement de l’information accumulée à travers l’intellect. L’homme peut accumuler autant d’information qu’il le veut, mais en fin de compte, c’est sa capacité à intégrer celle-ci qui détermine à quel point il est évolué. Il doit d’abord en arriver à intégrer cette information, et pour ce faire, il doit avant tout développer une capacité d’observation supérieure qui l’amènera à l’éveil.

C’est dans ce sens que l’ego n’a pas de libre arbitre. Il n’est donc pas libre d’agir autrement que ce  que lui dicte sa programmation. Autrement dit, il ne sait pas ce qui se passe,  car il n’est pas éveillé à sa nature multidimensionnelle. Tant qu’il n’est pas éveillé, il ne peut que s’identifier à ce qu’il pense et surtout à ce qu’il ressent.

Le problème de l’être involutif se situe dans le fait qu’il croit mordicus que ce qu’il ressent et ce qu’il pense est entièrement issu de sa propre détermination.

L’être involutif anticipe constamment parce qu’il ne peut se situer que dans le passé et le futur. Il s’imagine toujours le futur ou ce qu’il aurait pu faire autrement dans le passé. Il demeure ainsi prisonnier du temps passé et du temps futur. Pendant ce temps, il dilapide son temps présent.

Ce qu’il qualifie en tant que son présent est cousu de son passé et de son anticipation du futur. Pendant qu’il s’occupe de ces deux contreparties, il ne peut se consacrer à ce qui se passe dans son présent.

C’est pour cette raison que l’homme est toujours en quête d’identité : il ne peut être ce qu’il est réellement, et ce, tant qu’il demeure assujetti aux programmes qui fabriquent un plan de vie qui prédétermine sa vie.

Tant que l’ego n’est pas éveillé, c’est-à-dire dépolarisé dans son mental, il est sujet à une susceptibilité que l’on peut qualifier d’infantile et qui détruira toujours ses relations.

Constamment sous l’emprise de cette condition involutive, il ne réalise pas qu’il est totalement géré par des programmes qui ont été inconsciemment construits par lui à la suite des innombrables réactions qu’il a vécues en riposte à son environnement lorsqu’il était en très bas âge.

Le jeune ego étant dans l’ignorance totale de sa réalité multidimensionnelle réagit à son environnement et de ce fait crée, à travers la récurrence de ses réactions, les programmes avec lesquels il est coincé lorsqu’il gagne en âge.

Lorsqu’il est arrivé à l’âge adulte, ces programmes le font réagir avec la qualité émotionnelle d’un enfant, et brouillent constamment sa vie et ses relations.

Lorsque l’ego devient physiquement adulte, il se croit arrivé à une certaine maturité psychique, mais toutes ses réactions sont basées sur les programmes qu’il a lui-même inconsciemment créés pendant son jeune âge. Aujourd’hui à l’âge adulte, il ne peut faire autrement que croire et justifier ses comportements qui valident pour lui ses réactions compulsives.

Au fond, c’est comme s’il savait que ces réactions ne sont pas ajustées, mais il doit tout de même en justifier l’exécution puisqu’elles se manifestent malgré lui.

À ce moment, l’ego ne se demande pas s’il a tort ou raison : il balance toujours le tout en sa faveur en trouvant toujours comme par hasard la raison parfaite qui justifie sa réaction émotive.

Il n’a pas à se demander pourquoi ses relations tournent toujours au vinaigre. Il finit toujours par être seul, par lui–même, et justifie tout aussi facilement cette situation.

Finalement, l’ego y trouve toujours son compte, mais continuellement au prix de la souffrance créée par sa grande solitude psychologique. Il se sent alors abandonné, rejeté, indésirable et toujours en proie à se sentir comme s’il n’avait aucun pouvoir d’exister.

Vous vous reconnaissez? Vous n’êtes pas le seul, 99,9 % de la population mondiale vit la même expérience que vous à différents niveaux d’intensité.

Pourquoi il en est ainsi?

Parce que l’humanité entière est dans cette condition involutive, c’est-à-dire que l’humain n’est pas encore éveillé à cette réalité!

Vous voulez vous en sortir?

Commencez par observer et réaliser que vous vivez constamment à votre insu ce genre de comportement!

Puis, admettez votre ignorance et commencez à réaliser qu’il y a 99,9 % de chances que vous faites partie et que vous nourrissez constamment cette force involutive qui vous empêche d’évoluer !

C’est comme les alcooliques anonymes; ils doivent d’abord admettre qu’ils sont alcooliques avant de pouvoir lâcher!

La condition involutive est la nec plus ultra de toutes!

Tant que vous ne vous l’admettrez pas, vous allez inconsciemment créer la résistance qui vous empêche et qui vous a toujours empêché de changer cette situation et de commencer à évoluer vers autre chose que cette répétition compulsive!

On dit souvent que l’égo apprend par sa parole, que c’est dans l’échange, c’est-à-dire qu’il apprend dans l’interface avec les autres.

On sait maintenant que l’individu qui commence à être informé sur la réalité multidimensionnelle récupère même les notions évolutives en les interprétant à travers sa perception psychologique. Dans ce cas, que signifie  « apprendre par sa parole » ?

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Dépendamment du degré d’évolution des autres personnes avec qui l’ego fait interface, cette interaction facilitera son cheminement ou le rendra encore plus difficile.

Échanger avec une autre personne est très intéressant, mais pour qu’un individu puisse en bénéficier, il doit être en mesure de vivre l’expérience de cette interface avec une personne qui a une capacité d’observation multidimensionnelle et qui peut s’opposer à la perception voilée de la réalité psychologique de son interlocuteur. Ce n’est que dans ces conditions qu’il peut avoir l’opportunité d’évoluer. En fait, les dés sont pipés contre lui, c’est-à-dire que tout lui est occulté à cause de son manque d’expérience.

Quand l’ego ne peut voir où il va, il est très difficile pour lui de se libérer de la conscience dans laquelle il s’est involontairement emprisonné. Le problème c’est qu’inconsciemment il résiste toujours à sa propre évolution.  Pour lui, c’est un tour de force de voir à travers tout ça et de finalement s’éveiller au fait que c’est par manque d’expérience qu’il maintient tout cette perception voilée en place !

Q – Instinctivement, dès son jeune âge, le jeune ego a besoin d’être reconnu au sein de son milieu, de ses parents, etc. Est-ce que c’est une des conditions essentielles à sa survie ?

Deuxième point, lorsque l’égo ne se sent pas reconnu, il est, si je saisis bien, très tôt confronté à la responsabilité de sa propre survie. Du moins, c’est ainsi que qu’interprètent les plans qui régissent son mental et qui influent sur sa conscience psychologique, si je saisis bien.

Est-ce alors qu’il développe davantage son intellect, si j’ai bien compris ce que tu m’as expliqué ? Est-ce pour faire face à cette problématique ?

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C’est toujours par rapport à son besoin vital de survie que très jeune, l’ego a besoin d’être reconnu par son environnement. S’il ne se sent pas reconnu il se sentira rejeté et  tout simplement abandonné. Dès lors, il ne se sent pas en sécurité et réagit à cette condition en essayant de se sécuriser mentalement.

L’individu réagit toujours en fonction de son besoin  d’identité. Il peut réagir de deux façons : d’une façon extérieure et d’une façon intérieure. S’il réagit vers l’extérieur, il confronte directement et il aura une tendance à passer à l’action. S’il ne réagit pas vers l’extérieur par la rébellion, il essayera d’abord la séduction.

L’ego qui se sent rejeté par les évènements manifestés dans son environnement doit constamment justifier ses réactions. Ce sont ces justifications supportées par les bonnes raisons qui finissent par développer en lui une plus grande capacité intellectuelle. On dira de lui qu’il est intelligent parce qu’il trouve constamment de très bonnes raisons à ses comportements.

 

De tout temps, l’intellect s’est développé à travers le besoin de l’individu à justifier ses réactions aux évènements qui génèrent ses émotions. La différenciation entre l’homme et l’animal s’est développée en fonction de son besoin de justifier ses réactions émotionnelles par rapport aux évènements. Ce besoin constant de justifier ses ressentis est la base même de ce qui active ses programmes involutifs.

L’ego s’identifie à ses ressentis parce qu’il ne voit pas de disjonction de fait entre l’évènement et la programmation. Il ne voit pas le lien vibratoire entre l’évènement et le déclenchement de la programmation. Donc, à cause de son inhabilité à observer dans cette dimension vibratoire, il ne peut voir ce qui se passe réellement en lui.

Ce lapsus oculaire (« Blind spot ») est ce qui crée et maintient sa condition involutive inférieure. La justification est la connexion qui unifie l’ego et la programmation et qui l’identifie à ce qu’il ressent. Plus l’ego est créativement habile à trouver de plausibles justifications, plus il sera développé intellectuellement.

L’éveil multidimensionnel est cette capacité à observer ce qui se passe dans le déroulement énergétique entre la dimension vibratoire où réside la programmation et l’espace-temps des quatre autres dimensions. Cet éveil est dépendant de sa capacité à observer le jeu multidimensionnel en lui et de commencer à s’opposer à cette condition inférieure.

Charles Sabourin © 2010

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Q – Est-ce que ça fait partie de ses résistances inconscientes de ne pas vouloir accepter le fait que son interprétation soit totalement automatisée ?

L’égo veut tellement tout contrôler et surtout être intelligent que c’est difficile pour lui à accepter?

Colette méprise

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Les résistances les plus fortes et les plus subtiles proviennent du fait que l’ego en est complètement inconscient. Ne pouvant les observer, il les subit tout en renforçant les programmes et les automatismes qui créent cette condition.

L’ego doit vivre des prises de conscience progressives de cette condition qui le désinforme avant d’être en mesure de ne plus activer les programmes qui maintiennent cette situation. Ce n’est pas par le biais de bonnes intentions, même s’il veut à tout prix évoluer et qu’il est doté d’un intellect hors pair qu’il en arrivera à ne plus renforcer ce genre de programmation. Au contraire, plus il est intellectuellement développé, plus, au début, il aura de grandes difficultés à vivre cet apprentissage.

Ce qu’il doit réaliser, c’est que cet apprentissage est totalement différent de ce qu’il a pu s’imaginer jusqu’à maintenant. Cette nouvelle formation est plutôt d’ordre vibratoire et n’a rien à voir avec l’aspect virtuel de l’intellect.

Il doit finalement accepter qu’il est totalement ignorant de ses mécanismes psychiques pour qu’il puisse altérer sa condition inférieure. L’ego doit absolument réaliser et admettre qu’il est quelque peu automatisé et qu’il n’a pas sa destinée en main. Il se rendre compte qu’il subit depuis toujours un plan de vie qui lui fait subir la vie au lieu de la créer.

L’ego doit en arriver à s’éveiller. S’il n’y arrive pas, il demeurera prisonnier d’une condition de conscience inférieure jusqu’à la fin de ses jours. Pour lui, le début de son éveil est de réaliser l’ampleur de sa propre ignorance face à cette condition.

L’ego involutif est sous l’effet des automatismes créés par sa programmation. Ce n’est pas parce qu’il a acquis quelques notions sur la conscience qu’il est éveillé. Encore une fois, il se fait prendre dans le même piège. Il ne peut le voir parce qu’il ne se croit pas programmé

Ce qu’il doit réaliser c’est que ses émotions sont la résultante d’automatismes. Combien de fois entendons-nous dire « Mais si je n’avais pas d’émotions, je serais un robot! » Quelle meilleure façon de se maintenir dans l’ignorance!

C’est lui-même qui, sans le savoir, se maintient dans cette condition. Il nourrit constamment cet état d’esprit en croyant dur comme fer qu’il agit dans son intérêt. Voilà comment il se désinforme! Si l’ego réalise totalement ceci, et s’il demeure constamment vigilant, il commencera une nouvelle expérience qui le mènera à sa liberté.

En fin de compte, être libre c’est être en mesure de ne plus activer les programmes qui nous maintiennent dans une conscience psychologique. L’homme doit une fois pour toutes réaliser qu’il vit une dichotomie totale depuis qu’il a commencé à avoir la faculté de penser. D’un côté, il est influencé par son animalité et de l’autre, par sa faculté de penser. Ce qu’il doit réaliser c’est qu’il doit faire la synthèse des deux.

Charles Sabourin © 2010

L’être humain ne peut qu’interpréter psychologiquement l’information qu’il absorbe.

Alors, comment peut-il réussir à s’en sortir?

Pour réellement commencer à évoluer et faire le premier pas pour s’en sortir, il se doit d’assimiler l’information qu’il reçoit, sans trop l’interpréter. Lorsqu’il commencera à réaliser cela, il construira dès lors une capacité de discerner entre son ancienne conscience et sa nouvelle. En fait, si l’ego réalise et accepte que sa tendance à continuellement interpréter est totalement automatisée et hors de son contrôle, paradoxalement, il commencera par la suite à développer l’observation multidimensionnelle qu’il aura de besoin pour se soustraire de son habitude à psychologiquement interpréter l’information qu’il reçoit.

Il commencera alors à tenir le gros bout du bâton, au lieu d’être celui qui tient toujours le plus court. Par la suite, il prendra peu à peu conscience d’une présence qui est en dehors des automatismes qui l’assujettissent à une personnalité avec laquelle il s’est toujours identifié.

Par la suite, il vivra l’expérience d’une observation multidimensionnelle et entamera de ce fait la construction d’une nouvelle identité. Le développement de cette nouvelle faculté d’observation est l’évènement particulier qui lui permettra l’éveil de conscience qui lui donnera accès à sa nature multidimensionnelle.

L’individu qui se conscientise doit réaliser que ce n’est pas parce qu’il commence à s’éveiller qu’il est immunisé contre les effets subtils de la programmation. Surtout lorsque celle-ci l’incite à se valoriser de toutes ces nouvelles notions. L’ego doit être très vigilant face aux débordements d’enthousiasme créé par le fait qu’il croit d’ores et déjà être sorti du bois.

L’individu qui vit ce processus doit être encore plus alerte face à ce genre de compulsion. Il doit réaliser qu’il active ces automatismes depuis des décennies et qu’il fonctionne sur le pilote automatique. Il ne doit surtout pas s’attendre à ce que seule la compréhension intellectuelle puisse régler ces compulsions. S’il croit le contraire, cela l’amènera sans qu’il le sache à résister à cet éveil et de ce fait à retarder son évolution.

En fin de compte, il ne peut se fier qu’aux résultats cumulatifs de ces expériences, en contraste distinction avec les vielles habitudes qu’il a de s’imaginer en utilisant le virtuel de son mental.

L’essence même de ce qui maintient l’homme actuel dans un « no man’s land » psychique est le fait qu’il vit et perçoit toujours l’information qu’il capte à partir d’un mental polarisé, qui a beaucoup plus d’affinités avec son animalité qu’un mental supérieur libre de ce genre de programmation.

L’ego doit petit à petit en arriver à se redéfinir à travers la construction de sa nouvelle identité. La mesure de laquelle est basée sur un regard totalement désobstrué de perceptions polarisées.

Charles Sabourin © 2010

Q - Comment l’ego peut en arriver à réaliser l’énormité de  l’englobement involutif?

Sans cette réalisation, est-il impossible pour lui de manifester cette volonté à s’opposer à sa programmation involutive.

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Malgré qu’il ait une certaine instruction sur le sujet, il est très difficile pour l’ego qui baigne dans une mer involutive de réaliser jusqu’à quel point il est soumis sans le savoir à sa programmation.

Il doit en arriver à réaliser qu’il est à son insu totalement assujetti, c’est-à-dire qu’il approuve involontairement les dictées d’une programmation qu’il a lui-même contribué à créer.

C’est ici que commence le dilemme. L’ego ne se rend pas compte que toutes les réactions et les compulsions ont été montées de toutes pièces à travers ses premières réactions d’enfant et ce, toujours de façon totalement voilée.

C’est à travers le contact et l’interface avec un individu déjà éveillé qui lui fera voir à travers les pièges involutifs que l’ego pourra éventuellement commencer à s’éveiller et en venir à réaliser l’ampleur de cet englobement. L’ego doit être tiré de son sommeil involutif profond par des appels constants à s’éveiller qui sont caractérisés par sa souffrance existentielle. C’est comme s’il était dans un coma : il est totalement paralysé, il entend tout, mais il ne peut passer à l’action et bouger comme il le voudrait.

La répétition de ses réactions est devenue avec le temps des compulsions qui sont toujours justifiées par lui. Ces compulsions ont alors pour lui un sens. Ne sachant pas qu’il est manipulé par de vieux programmes qui l’incitent à réagir, il se fait donc constamment arnaquer par le fait qu’il en ignore la mécanique et l’origine.

L’ego constamment dupé par sa propre ignorance se maintient lui-même prisonnier de comportements qui à plus ou moins long terme feront moins son affaire. Mais, ignorant la source des séquelles qui fabriquent sa souffrance future, il continuera malgré lui à toujours activer cette programmation. Jusqu’au jour où il commencera à réaliser l’ampleur de l’emprise totale que cette programmation a sur lui et il commencera alors à s’éveiller du sommeil profond dans lequel il était.

L’homme nouveau commencera alors à vivre l’expérience du dur labeur de sa naissance et à vivre le début d’une volonté et d’un discernement nouveau qui aboutira à l’opposition totale à la condition involutive qui l’afflige.

Contrairement à ce que l’ego peut croire, l’éveil n’est que le début de son apprentissage à s’opposer à cette condition involutive. Il devra redoubler sa vigilance pour ne pas tomber dans le piège psychologique de croire qu’il est hors de danger, ce qui contribuera à faire évoluer encore plus sa volonté et son discernement.

Par contre, s’il tombe dans le piège de la compulsion à se valoriser, il croira qu’il est encore une fois arrivé à bon port, pour réaliser un peu plus tard que cette croyance n’était qu’un autre mirage créé par son manque d’expérience.

L’ego ne doit pas s’attendre à être en mesure  de contrecarrer sur-le-champ tous les assauts créés par sa programmation. Au contraire, il doit réaliser que c’est à travers l’expérience de se faire prendre et de retomber dans ces pièges qu’il sera en mesure d’acquérir l’expérience nécessaire à son affranchissement, mais à la différence que cette fois-ci, il regardera tout ceci avec une volonté et un discernement nouveau.

Une fois qu’il aura cet acquis, il sera en mesure d’observer les jeux subtils de cette programmation et il aura la volonté de constamment s’y opposer.

Charles Sabourin © 2010

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