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L’ego ne réalise pas à quel point il est programmé et totalement voilé par son ignorance. La programmation à laquelle il est assujetti est si grande qu’il ne peut paradoxalement commencer à s’en rendre compte qu’au moment où il amorce son éveil à sa nature multidimensionnelle.

L’ego ne peut s’empêcher de subir sa programmation tant et aussi longtemps qu’il ne réalise pas à quel point il est inconsciemment assujetti à celle-ci.

Ce que l’ego a surtout du mal à réaliser, c’est le degré de contrôle exercé par cette programmation. Autant le biologique végétal ne peut par lui-même décider comment et quand croître, autant l’ego est

prisonnier d’une programmation qui lui dicte un plan de vie qu’il ne peut altérer tant qu’il n’a pas développé un nouveau sens qui lui fera voir l’étendue et la puissance de ce contrôle.

La notion qu’a l’homme involutif de la conscience n’est aucunement à la mesure du degré de conscience requis pour se libérer de ce plan de vie plus ou moins végétatif.

La définition du terme « métaconscience » signifie ce qui englobe la conscience, c’est-à-dire  la réalisation de l’ampleur de cette domination.

Une domination telle qu’il est maintenu à son insu prisonnier d’un système vibratoire de programmes qui se situe dans une dimension dont il n’a eu jusqu’à présent qu’une perception intuitive.

La prise de conscience requise pour qu’il s’en rendre compte est hors de sa portée, mais à la fois, paradoxalement, très accessible. Il lui suffira de développer et surtout d’expérimenter un nouveau sens qui commencera à lui donner accès à une dimension qu’il a toujours perçue, mais dont il n’a jamais explorée de première main.

Tant que l’ego demeurera chloroformé par cette condition involutive à travers ces programmes, il sera, par rapport  à ses réactions émotionnelles, l’équivalent d’un automate qui se croit dans sa propre intelligence.

L’ego involutif n’a aucune idée de ce qui le retient prisonnier de ce sommeil profond. Il vit comme dans un rêve, s’imaginant toutes sortes de formes à travers sa perception psychologique limitée.

Le sommeil de l’ego involutif est tellement profond qu’il a constamment l’impression de manifester sa propre volonté quand en fait il ne manifeste que la volonté des programmes qui se situent dans une dimension dont il  n’a gratté jusqu’à présent que la surface.

L’image que se crée l’ego de lui-même est entièrement basée sur l’accumulation des expériences vécues depuis qu’il est né et leur répétition constante au cours de sa vie, c’est-à-dire qu’il a accumulé au cours du temps une expérience mémorielle suffisamment solide à l’intérieur de programmes qui vont automatiquement se déclencher au moindre évènement ayant une similitude vibratoire avec ceux-ci.

C’est ainsi que l’on dira de l’ego qu’il est comme ceci ou comme cela parce qu’il agit comme ceci et comme cela. En attendant, l’ego croit que tout part de lui même parce qu’il n’a aucune autre façon d’agir ou plutôt de réagir que celle-là. L’image qu’il a de lui-même va donc se former à partir de ses réactions émotives et il dira donc tout naturellement que c’est normal qu’il réagisse de  la sorte et tout le tralala habituel justifiant ce genre de réactions.

L’ego s’identifie donc au ressenti créé par cette programmation et vogue la galère. Il est lentement mais surement possédé par l’image que veut bien lui donner cette programmation qu’il a lui-même inconsciemment créée et nourrie toute sa vie.

Si l’ego déroge de cette image, il ne se reconnait plus. Il dira que ce n’est pas lui qui agit ainsi en disant : « Mais ce n’est pas moi ça !» Ou bien s’il va trop loin dans sa réaction, il dira que c’est plus fort que lui ou sensiblement la même chose.

Cette image lui sert de phare pour qu’il se reconnaisse, pour qu’il ait un sens de son identité. C’est d’ailleurs pour cela que l’ego a tant besoin d’être reconnu. S’il n’est pas reconnu dans l’image déformée qu’il a de lui-même, il se sent automatiquement rejeté, donc abandonné. Qu’est -ce que l’on abandonne habituellement :ce que l’on ne désire plus, ce qui nous est désuet. Alors, ne vous demandez pas pourquoi l’ego est toujours dans des sentiments de dévalorisation qui nourrissent constamment son besoin de se valoriser.

L’ego doute continuellement de lui parce qu’il ne parvient jamais à totalement se reconnaitre lui-même!

En fin de compte, l’image qu’a l’ego de lui-même est toujours basée sur sa programmation.

Le problème c’est qu’il pense que cette image provient psychologiquement de lui. En fait, elle provient d’une dimension totalement différente où se nichent les programmes. L’ego, tant qu’il n’est pas éveillé, ne peut voir le « Blind Spot », c’est-à-dire la provenance de ses compulsions (sa personnalité) et à laquelle il est totalement et continuellement assujetti.

Il ne peut voir la provenance de ses compulsions, car il n’a pas un sens multidimensionnel suffisamment évolué pour en arriver à observer ce qui se passe dans l’instantané de son action. Il est beaucoup trop préoccupé par son image qu’il n’arrive jamais à satisfaire pour être en mesure de commencer à observer ce qui se passe réellement.

C’est en raison de cela que l’ego involutif est inconscient. De la conscience, ce n’est pas seulement de l’information accumulée à travers l’intellect. L’ego peut accumuler autant d’information qu’il le veut, mais en fin de compte, c’est sa capacité à intégrer cette information qui détermine sa capacité d’évolution, c’est-à-dire son éveil ou son impuissance involutive à s’éveiller. Même s’il sait tout cela, il doit en arriver à le mettre en pratique. Pour ce faire, il doit d’abord développer une capacité d’observation multidimensionnelle qui l’amènera à une désactivation naturelle des programmes qui créent constamment une image déformée et involutive de lui-même.

C’est dans ce sens que l’ego n’a pas de libre arbitre. Il n’est donc pas libre d’agir autrement que ce  que sa programmation lui indique. Autrement dit, il ne sait pas ce qui se passe,  car il n’est pas multidimensionellement éveillé. Comment voulez-vous qu’il le soit s’il s’identifie totalement à ce qu’il pense et surtout et avant tout, à ce qu’il ressent, sans savoir la source exacte de ces ressentis et de ces pensées!

Le problème de l’ego involutif se situe dans le fait qu’il croit dur comme fer que ce qu’il ressent et ce qui lui est soufflé par ce ressenti, c’est-à-dire que ce qu’il pense provient entièrement et consciemment de lui-même.

C’est ici que se crée son problème d’identité.

L’ego involutif anticipe toujours parce qu’il peut se situer uniquement dans le passé et le futur. Il s’imagine toujours le futur ou ce qu’il aurait pu faire autrement dans le passé. Il demeure ainsi prisonnier du temps passé et du temps futur. Pendant ce temps, il ne peut créer son présent.

Ce qu’il qualifie comme son présent est cousu de son passé et de son anticipation du futur. Pendant qu’il s’occupe de ces deux contreparties, il ne peut s’occuper de ce qui se passe dans son présent.

C’est pour cette raison qu’il est toujours à la quête de son identité : il ne peut être ce qu’il est réellement, et ce, tant et aussi longtemps qu’il demeure assujetti à une programmation involutive dont il ignore la présence lorsqu’elle se manifeste et surtout l’influence qu’elle a sur ce qu’il pense et ce qu’il ressent..

L’identité réelle de l’ego est créée par le fait qu’il est en mesure de faire face au vide créé par l’absence d’identité psychologique à laquelle il a toujours été habitué, qui est supporté par sa capacité de voir à travers l’illusion de l’image qu’il a toujours eue de lui-même.

Tant que l’ego n’est pas éveillé, c’est-à-dire dépolarisé dans son mental, il est sujet à une susceptibilité que l’on peut qualifier d’infantile et qui détruira toujours ses relations.

Constamment sous l’emprise de cette condition involutive, il ne réalise pas qu’il est totalement géré par des programmes qui ont été inconsciemment construits par lui à la suite des innombrables réactions qu’il a vécues en riposte à son environnement lorsqu’il était en très bas âge.

Le jeune ego étant dans l’ignorance totale de sa réalité multidimensionnelle réagit à son environnement et de ce fait crée, à travers la récurrence de ses réactions, les programmes avec lesquels il est coincé lorsqu’il gagne en âge.

Lorsqu’il est arrivé à l’âge adulte, ces programmes le font réagir avec la qualité émotionnelle d’un enfant, et brouillent constamment sa vie et ses relations.

Lorsque l’ego devient physiquement adulte, il se croit arrivé à une certaine maturité psychique, mais toutes ses réactions sont basées sur les programmes qu’il a lui-même inconsciemment créés pendant son jeune âge. Aujourd’hui à l’âge adulte, il ne peut faire autrement que croire et justifier ses comportements qui valident pour lui ses réactions compulsives.

Au fond, c’est comme s’il savait que ces réactions ne sont pas ajustées, mais il doit tout de même en justifier l’exécution puisqu’elles se manifestent malgré lui.

À ce moment, l’ego ne se demande pas s’il a tort ou raison : il balance toujours le tout en sa faveur en trouvant toujours comme par hasard la raison parfaite qui justifie sa réaction émotive.

Il n’a pas à se demander pourquoi ses relations tournent toujours au vinaigre. Il finit toujours par être seul, par lui–même, et justifie tout aussi facilement cette situation.

Finalement, l’ego y trouve toujours son compte, mais continuellement au prix de la souffrance créée par sa grande solitude psychologique. Il se sent alors abandonné, rejeté, indésirable et toujours en proie à se sentir comme s’il n’avait aucun pouvoir d’exister.

Vous vous reconnaissez? Vous n’êtes pas le seul, 99,9 % de la population mondiale vit la même expérience que vous à différents niveaux d’intensité.

Pourquoi il en est ainsi?

Parce que l’humanité entière est dans cette condition involutive, c’est-à-dire que l’humain n’est pas encore éveillé à cette réalité!

Vous voulez vous en sortir?

Commencez par observer et réaliser que vous vivez constamment à votre insu ce genre de comportement!

Puis, admettez votre ignorance et commencez à réaliser qu’il y a 99,9 % de chances que vous faites partie et que vous nourrissez constamment cette force involutive qui vous empêche d’évoluer !

C’est comme les alcooliques anonymes; ils doivent d’abord admettre qu’ils sont alcooliques avant de pouvoir lâcher!

La condition involutive est la nec plus ultra de toutes!

Tant que vous ne vous l’admettrez pas, vous allez inconsciemment créer la résistance qui vous empêche et qui vous a toujours empêché de changer cette situation et de commencer à évoluer vers autre chose que cette répétition compulsive!

On dit souvent que l’égo apprend par sa parole, que c’est dans l’échange, dans l’interface avec d’autres égos qu’il apprend. Nous ne sommes pas intelligents seuls.

On sait maintenant que l’égo, récupère même les notions évolutives qu’il interprète toujours à travers sa perception psychologique. Dans ce cas, que signifie  « apprendre par sa parole » ?

Colette

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Dépendamment du degré d’évolution des autres personnes avec qui l’ego fait interface, cette interaction facilitera son cheminement ou le rendra encore plus difficile.

C’est intéressant l’échange, mais pour que l’ego puisse en bénéficier, il doit être en mesure de vivre l’expérience de cette interface avec une personne qui a un accès multidimensionnel et qui a suffisamment de discernement pour s’opposer à la perception voilée de la réalité de l’ego avec lequel il est en interface. C’est seulement dans ces conditions que l’ego peut avoir une chance d’évoluer. En fait, les dés sont pipés contre lui, c’est-à-dire que tout lui est occulté à cause de son manque d’expérience.

Quand l’ego ne peut voir où il va, il est très difficile pour lui de se libérer de la prison involutive dans laquelle il s’est inconsciemment emprisonné. L’ego inconsciemment résistera toujours à sa propre évolution.  Pour l’ego, le tour de force ça devient justement la  capacité de voir à travers tout ça et de finalement s’éveiller au fait que c’est lui qui par manque d’expérience, maintient tout ça en place !

Mais, il faut que quelqu’un lui en parle!

On n’est pas intelligent seul!

Q – L’égo, dès son jeune âge, instinctivement a besoin d’être reconnu au sein de son milieu, de ses parents, etc. Est-ce que c’est une des conditions essentielles à sa survie ?

Deuxième point, lorsque l’égo ne se sent pas reconnu, il est, si je saisis bien, très tôt confronté à la responsabilité de sa propre survie. Du moins, c’est ainsi que l’interprètent les plans qui régissent son mental et qui influent sur sa conscience psychologique, si je saisis bien.

Est-ce alors qu’il développe davantage son intellect, si j’ai bien compris ce que tu m’as expliqué ? Est-ce pour faire face à cette problématique ?

Serge

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C’est toujours par rapport à son besoin vital de survie émotionnelle que très jeune, l’ego a besoin d’être reconnu par son environnement. S’il ne se sent pas reconnu parce qu’il se sent rejeté ou  tout simplement abandonné, il ne se sent pas en sécurité et réagit à cette condition.

L’ego réagit toujours en fonction de son besoin  d’identité. Il peut réagir de deux façons : d’une façon extérieure et d’une façon intérieure. S’il réagit vers l’extérieur, il confronte directement et il aura tendance à l’action. S’il réagit vers l’intérieur, il a tendance à ruminer et tend plutôt à être rancunier et à justifier cette position.

Cette rancune basée sur l’injustice devient une forme d’action, mais intériorisée. Cette intériorisation développe donc ses facultés intellectuelles parce que l’ego est forcé de trouver des solutions à la situation de ne pas se sentir reconnu et à maintenir la mémoire de l’événement (je vais m’en rappeler). Pour le jeune ego, c’est la seule façon qu’il a de faire face à cette problématique et de ce fait, à travers la récurrence de ces réactions, se crée une identité que l’on appelle sa personnalité.

Les gens diront d’un qu’il est rancunier et de l’autre qu’il réagit trop rapidement « soupe au lait » par rapport aux évènements extérieurs ou intérieurs (pensées) qui créent en lui un sentiment de non-reconnaissance. L’ego qui se sent rejeté par les évènements manifestés dans son environnement doit constamment justifier ses réactions. Ce sont ces justifications supportées par les trouvailles de ces bonnes raisons qui finissent par développer une plus grande capacité intellectuelle de l’ego. On dira de lui qu’il est intelligent parce qu’il trouve constamment de très bonnes raisons à son comportement réactif.

De tout temps, l’intellect s’est développé à travers le besoin de l’ego de justifier ses réactions animales émotionnelles. L’ego devait justifier ses réactions pour se sentir différent de l’animal.

La différenciation entre l’homme et l’animal s’est développée en fonction de son besoin d’avoir à justifier ses réactions émotionnelles par rapport aux évènements dans lesquels il ne se sentait pas reconnu. Ce besoin constant de justifier ses ressentis est la base même de ce qui active ses programmes involutifs. Ce sont la constance et la qualité créative de sa capacité de se justifier qui ont bâti sa capacité intellectuelle actuelle.

L’ego s’identifie à ces ressentis parce qu’il ne voit pas de disjonction de fait entre l’évènement et la programmation. Il ne voit pas le lien vibratoire entre l’évènement et le déclenchement de la programmation. Donc, à cause de son inhabilité à voir dans cette dimension vibratoire, il ne peut voir ce qui se passe réellement.

Ce lapsus oculaire (« Blind spot ») est ce qui crée et maintient sa condition involutive. La justification est la connexion qui unifie l’ego et la programmation et qui l’identifie à ce qu’il ressent. Plus l’ego est créativement habile à trouver de plausibles justifications, plus il sera développé intellectuellement.

L’éveil multidimensionnel est justement cette nouvelle capacité de l’ego à voir ce qui se passe dans la dimension où réside sa programmation. Cet éveil est tributaire à sa capacité de commencer à voir le jeu multidimensionnel en lui et d’amorcer son interférence, c’est-à-dire de commencer à s’opposer à cette condition involutive qui se traduit par la création d’une capacité multidimensionnelle d’observation.

Charles Sabourin © 2010

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Q – Est-ce que ça fait partie de ses résistances inconsciente de ne pas vouloir accepter le fait que son interprétation soit totalement automatisée ?

L’égo veut tellement tout contrôler et surtout être intelligent que c’est difficile pour lui à accepter?

Colette

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Les résistances les plus fortes et les plus subtiles proviennent du fait que l’ego ne voit pas l’arnaque qu’il se fait inconsciemment lui-même subir en acquiesçant pour toutes sortes de bonnes raisons à sa compulsion à se valoriser.

L’ego doit vivre l’apprentissage d’une prise de conscience progressive de sa condition involutive avant d’être ne mesure de désactiver ces programmes. Ce n’est pas par le biais de bonnes intentions, même s’il veut à tout prix évoluer et qu’il est doté d’un intellect hors pair qu’il en arrivera à être en mesure de désactiver ce genre de programmation. Au contraire, plus il est intellectuellement futé, plus il aura de grandes difficultés à vivre cet apprentissage.

Il doit réaliser que cet apprentissage est totalement différent de ce qu’il a pu réaliser psychologiquement jusqu’à maintenant et est plutôt du ressort vibratoire qui n’a rien à voir avec l’aspect virtuel de l’intellectuel involutif.

Il doit accepter qu’il est totalement ignorant de sa condition avant qu’il se passe quoi que ce soit qui pourrait changer ce vieil état de fait mental involutif. L’ego doit absolument réaliser et admettre qu’il est plus que quelque peu automate et qu’il ne tient absolument pas les rênes de sa destinée. Il doit absolument réaliser qu’il subit depuis toujours un plan de vie qui lui a jusqu’à maintenant fait subir la vie au lieu de la créer.

L’ego doit en arriver à s’éveiller de cette totale ignorance, s’il n’y arrive pas, il demeurera prisonnier de cette condition involutive jusqu’à la fin de ses jours. Pour l’ego, commencer à s’éveiller, c’est réaliser l’ampleur de sa propre ignorance et de sa condition d’automate totalement inconscient.

L’ego involutif est un automaton; il doit commencer à le réaliser avant de croire qu’il a une certaine conscience parce qu’il a acquis quelques notions sur le sujet. Encore une fois, il se fait prendre dans le même piège béant qu’il ne peut voir à cause qu’il se croit intelligent et non programmé parce qu’il vit des émotions.

Ce qu’il doit réaliser c’est que ses émotions sont la résultante de sa condition d’automaton et non le contraire. Combien de fois entendons nous dire  » mais si je n’avais pas d’émotions je serais un robot » quelle meilleure façon de maintenir l’ego dans le noir!

Il s’y maintient lui-même!

Les forces qui semblent faire vivre tout ceci à l’ego, c’est lui même, qui se maintient sans le savoir dans cette condition. L’ego nourrit constamment cet état en croyant dur comme fer qu’il agit pour lui et non contre lui. La voilà l’arnaque! Quand l’ego réalise totalement ceci, s’il demeure constamment vigilant, il commencera une nouvelle expérience qui le mènera à son affranchissement, donc,  à sa liberté.

Être libre, en fin de compte, c’est de ne plus être assujetti à l’ignorance et d’être en mesure de désactiver les programmes qui nous maintenaient prisonniers de cette condition involutive. L’homme doit une fois pour toutes réaliser qu’il vit une dichotomie totale depuis qu’il a commencé àavoir la faculté de penser. D’un côté il est tiré par son animalité et de l’autre par sa faculté de penser, donc, d’observer; ce qu’il appelle son humanité. Ce qu’il doit réaliser c’est qu’il doit faire la synthèse des deux. Il peut y arriver en dépolarisant les notions qui l’ont maintenu depuis si longtemps ignare.

Le problème c’est que l’ignorance ça s’attrape; c’est comme un virus, si depuis votre plus tendre enfance vous côtoyez des individus qui vivent cette condition involutive vous courrez les plus grandes chances de vibratoirement l’ingérer.

Charles Sabourin © 2010

L’être humain ne peut faire autrement que d’interpréter psychologiquement ce qu’il absorbe comme information.

Alors, comment il s’en sort?

Ceci est la plus importante information qu’il doit assimiler pour commencer à réellement évoluer. C’est ici qu’est le point tournant et que se construira son futur discernement. En fait, si l’ego commence à réaliser et accepte que cette interprétation est totalement automatisée et hors de son contrôle, paradoxalement, il commencera dès lors à développer le discernement qu’il aura de besoin pour en arriver à se soustraire à cette même interprétation.

L’ego commence alors à tenir le gros bout du bâton, au lieu de toujours être celui qui se fait toujours arnaquer. Il commence par la suite à y avoir une présence de conscience en dehors des automatismes qui font se déferler la personnalité avec laquelle l’ego c’est de tout temps identifié.

L’ego commence par la suite à vivre l’expérience d’un regard multidimensionnel et entame de ce fait la construction d’une identité qui lui a toujours échappé avant ce temps. Cette nouvelle faculté d’observation est l’évènement singulier qui est le début de l’éveil qui lui donne accès à sa nature multidimensionnelle.

L’individu qui se conscientise doit justement saisir que ce n’est pas parce qu’il commence le long parcours de cet éveil qu’il est immunisé contre les effluves de la programmation. Surtout la programmation qui l’incite à se valoriser de toutes ces nouvelles notions et expériences. L’ego doit déborder de vigilance face à l’enthousiasme créé par le besoin qu’il a de croire qu’il est d’ores et déjà sorti du bois.

S’il y a une chose, c’est qu’il doit être encore plus alerte face à ce genre de compulsion, ceci fait partie de l’expérience acquise à partir de cette nouvelle prémisse. L’ego à donc un besoin primordial à s’assoir sur ses fesses et à attendre les résultats concrets avant de crier victoire!

Quand ça fait des décennies que l’ego fonctionne sur le pilote automatique, il ne doit surtout pas s’attendre à ce que seule la compréhension intellectuelle puisse régler sa situation involutive.

Croire le contraire l’amènera toujours à résister à cet éveil et de ce fait à son évolution.

En fin de compte, l’ego ne peut se fier qu’aux résultats cumulatifs de ce genre d’expériences, en contraste distinction avec les vielles habitudes qu’il a de ce qu’il peut penser ou croire.

L’essence même de ce qui maintient l’homme actuel dans un no man’s land psychique est le fait qu’il vit et perçoit toujours l’information qu’il capte à partir d’un mental polarisé, un mental inférieur, qui est beaucoup plus près des émotions d’automate de son animalité que d’un mental supérieur libre de ce genre de programmation.

L’ego doit en arriver à se redéfinir à travers la construction lente mais solide de sa nouvelle identité. La mesure de laquelle est basée sur le regard totalement désobstrué de perceptions polarisées.

Charles Sabourin © 2010

Q - Comment l’ego peut en arriver à réaliser l’énormité de  l’englobement involutif?

Sans cette réalisation, est-il impossible pour lui de manifester cette volonté à s’opposer à sa programmation involutive.

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Malgré qu’il ait une certaine instruction sur le sujet, il est très difficile pour l’ego qui baigne dans une mer involutive de réaliser jusqu’à quel point il est soumis sans le savoir à sa programmation.

Il doit en arriver à réaliser qu’il est à son insu totalement assujetti, c’est-à-dire qu’il approuve involontairement les dictées d’une programmation qu’il a lui-même contribué à créer.

C’est ici que commence le dilemme. L’ego ne se rend pas compte que toutes les réactions et les compulsions ont été montées de toutes pièces à travers ses premières réactions d’enfant et ce, toujours de façon totalement voilée.

C’est à travers le contact et l’interface avec un individu déjà éveillé qui lui fera voir à travers les pièges involutifs que l’ego pourra éventuellement commencer à s’éveiller et en venir à réaliser l’ampleur de cet englobement. L’ego doit être tiré de son sommeil involutif profond par des appels constants à s’éveiller qui sont caractérisés par sa souffrance existentielle. C’est comme s’il était dans un coma : il est totalement paralysé, il entend tout, mais il ne peut passer à l’action et bouger comme il le voudrait.

La répétition de ses réactions est devenue avec le temps des compulsions qui sont toujours justifiées par lui. Ces compulsions ont alors pour lui un sens. Ne sachant pas qu’il est manipulé par de vieux programmes qui l’incitent à réagir, il se fait donc constamment arnaquer par le fait qu’il en ignore la mécanique et l’origine.

L’ego constamment dupé par sa propre ignorance se maintient lui-même prisonnier de comportements qui à plus ou moins long terme feront moins son affaire. Mais, ignorant la source des séquelles qui fabriquent sa souffrance future, il continuera malgré lui à toujours activer cette programmation. Jusqu’au jour où il commencera à réaliser l’ampleur de l’emprise totale que cette programmation a sur lui et il commencera alors à s’éveiller du sommeil profond dans lequel il était.

L’homme nouveau commencera alors à vivre l’expérience du dur labeur de sa naissance et à vivre le début d’une volonté et d’un discernement nouveau qui aboutira à l’opposition totale à la condition involutive qui l’afflige.

Contrairement à ce que l’ego peut croire, l’éveil n’est que le début de son apprentissage à s’opposer à cette condition involutive. Il devra redoubler sa vigilance pour ne pas tomber dans le piège psychologique de croire qu’il est hors de danger, ce qui contribuera à faire évoluer encore plus sa volonté et son discernement.

Par contre, s’il tombe dans le piège de la compulsion à se valoriser, il croira qu’il est encore une fois arrivé à bon port, pour réaliser un peu plus tard que cette croyance n’était qu’un autre mirage créé par son manque d’expérience.

L’ego ne doit pas s’attendre à être en mesure  de contrecarrer sur-le-champ tous les assauts créés par sa programmation. Au contraire, il doit réaliser que c’est à travers l’expérience de se faire prendre et de retomber dans ces pièges qu’il sera en mesure d’acquérir l’expérience nécessaire à son affranchissement, mais à la différence que cette fois-ci, il regardera tout ceci avec une volonté et un discernement nouveau.

Une fois qu’il aura cet acquis, il sera en mesure d’observer les jeux subtils de cette programmation et il aura la volonté de constamment s’y opposer.

Charles Sabourin © 2010

Au cours de sa conscientisation,l’ego est naturellement porté à continuellement filtrer ce qu’il reçoit comme information. Pour lui, tamiser de façon inconsciente cette information à travers sa conscience polarisée est aussi naturel que de respirer.

Il faut comprendre que ce n’est pas parce que l’ego prend conscience de certaines choses qu’il est automatiquement immunisé contre ses effets.

Croire qu’uniquement cette information est suffisante pour transmuter l’ego d’une conscience psychologique à une conscience multidimensionnelle tient de la pensée magique et est le principal élément retardataire de l’évolution de l’ego. Il ne faut pas oublier que tant que l’ego n’a pas vécu l’expérience, donc intégré ces informations, il est toujours sous la coupe de sa programmation involutive.

Parce que l’ego est prisonnier d’un mental inférieur, il doit très rapidement réaliser que l’interprétation de cette nouvelle information à partir de son mental inférieur et son manque d’expérience d’un mental supérieur, donc, dépolarisé, sont pour un temps les entraves principales à son évolution.

Autrement dit, il doit réaliser qu’il ne peut plus se fier à ces anciennes perceptions psychologiques polarisées. Tant qu’il n’a pas réalisé qu’il est polarisé dans ses perceptions, il se fait arnaquer encore plus subtilement qu’auparavant.

L’ego en voie de transmutation d’un mental inférieur à un mental supérieur doit avant tout réaliser que ses perceptions et ce qu’il en déduit sont ce qui le retarde à évoluer. Il doit réaliser qu’il est programmé à percevoir la réalité d’une façon polarisée. S’il n’a pas cette objectivité vis-à-vis ces perceptions involutives, il ne pourra jamais les reconnaitre dans leurs manifestations et demeurera toujours prisonnier des programmes qui leur fournissent l’énergie.

L’Information la plus importante n’est pas ce qu’il croit; l’information la plus importante est celle qui lui permet de réaliser à quel point il se fourbe lui-même à travers la croyance dans sa propre perception.

C’est à travers l’intellect que se récupèrent les notions de cette nouvelle conscience, mais lorsque l’ego n’est pas encore éveillé, c’est-à-dire tant qu’il n’a pas un accès direct à sa nature multidimensionnelle, il est et demeure toujours sous l’influence de sa mémoire involutive. Ce qui le maintient dans une coloration de la réalité est cette compulsion involutive à constamment avoir besoin de se valoriser. Que voulez-vous, l’ego doit toujours se donner une valeur pour qu’il puisse se sentir quelque peu exister. Ce qu’il doit constater, c’est que ce besoin compulsif de se valoriser est toujours énergisé par sa programmation involutive.

Le plus grand piège pour l’ego involutif est justement celui qui l’amène à penser qu’il sait quelque chose parce qu’il est quelque peu instruit de ces notions évolutives. Ce qu’il doit une fois pour toutes réaliser, c’est qu’à travers une certaine instruction, il commence à quelque peu discerner le réel, mais toujours coloré par ces mêmes mémoires involutives.

L’ego involutif veut toujours être rendu avant d’avoir posé le premier jalon du voyage. Il se vautre dans le virtuel de son intellect en pensant que seules ces nouvelles notions sont suffisantes pour se déclarer conscient.

L’ego involutif, surtout celui qui est très instruit de ces nouvelles notions, devra un jour se rendre compte et réaliser que seule l’expérience dans l’application directe de cette nouvelle conscience peut l’amener à sortir du piège de la connaissance et commencer à construire un nouvel ego.

Tant qu’il n’incarnera pas cette réalité, il demeurera prisonnier du virtuel de son intellect et demeurera totalement impuissant à manifester, c’est-à-dire à « descendre » cette nouvelle conscience dans la matière.

Tant que l’ego n’aura pas vécu l’intégration de ces notions à travers la mise en application des principes de cette nouvelle conscience, ces puissantes notions évolutives seront toujours récupérées par la condition involutive de l’ego. Cette récupération créera encore plus de puissance contre sa condition évolutive et l’ego, ainsi dupé, résistera inconsciemment à sa propre évolution.

Tant que l’ego croira qu’il a une qualité de conscience supérieure parce qu’il a accumulé quelques notions à travers une instruction sur cette réalité multidimensionnelle, il nourrira ce qui l’empêche d’évoluer. Il y a une énorme différence entre la perception psychologique des notions de cette nouvelle conscience supérieure et la fusion de celle-ci avec l’ego créé par le début de cette intégration.

Charles Sabourin © 2010

À l’aube du troisième millénaire où plus que jamais l’homme recherche frénétiquement les clefs de sa liberté psychique, il est déplorable de constater l’ampleur de son emprisonnement dans les filets subtils d’une conscience psychologique polarisée  à travers laquelle il pense et agis quotidiennement sans en connaître ni l’essence ni la source.

N’ayant jamais participé volontairement et consciemment à la création de cette conscience involutive, parce qu’elle lui fut toujours occultement imposée à travers son ignorance, il n’eut jamais avant aujourd’hui la volonté de réaliser qu’il en était prisonnier à cause de l’englobement total qu’elle avait sur lui.

Toutes les visions qu’il avait d’un libre arbitre, d’une certaine liberté, lui furent toujours voilées par les myriades de symboles, qui ne lui donnaient qu’un aperçu intuitif imagé de ce qui se cachait derrière ces formes.

Ce n’est qu’aujourd’hui au début du vingt et un nième siècle que l’homme a enfin l’opportunité de se libérer des carcans occultes de sa cécité psychologique pour finalement découvrir, comment se délier des filets polarisés et subtils qui l’ asservissent à un regard voilé du réel.

Aujourd’hui à cause des effets flagrants qu’a sur lui sa vision polarisée qu’il a de la vie, il n’a d’autres choix que de réaliser que les pseudobénéfices que lui apporte cette vision sont tôt ou tard inévitablement accompagnés de la polarité opposée.

Charles Sabourin © 2010