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info@psychologie-alternative.com

L’image que se crée l’ego de lui-même est entièrement basée sur l’accumulation des expériences vécues depuis qu’il est né et leur répétition constante au cours de sa vie, c’est-à-dire qu’il a accumulé au cours du temps une expérience mémorielle suffisamment solide à l’intérieur de programmes qui vont automatiquement se déclencher au moindre évènement ayant une similitude vibratoire avec ceux-ci.

C’est ainsi que l’on dira de l’ego qu’il est comme ceci ou comme cela parce qu’il agit comme ceci et comme cela. En attendant, l’ego croit que tout part de lui même parce qu’il n’a aucune autre façon d’agir ou plutôt de réagir que celle-là. L’image qu’il a de lui-même va donc se former à partir de ses réactions émotives et il dira donc tout naturellement que c’est normal qu’il réagisse de  la sorte et tout le tralala habituel justifiant ce genre de réactions.

L’ego s’identifie donc au ressenti créé par cette programmation et vogue la galère. Il est lentement mais surement possédé par l’image que veut bien lui donner cette programmation qu’il a lui-même inconsciemment créée et nourrie toute sa vie.

Si l’ego déroge de cette image, il ne se reconnait plus. Il dira que ce n’est pas lui qui agit ainsi en disant : « Mais ce n’est pas moi ça !» Ou bien s’il va trop loin dans sa réaction, il dira que c’est plus fort que lui ou sensiblement la même chose.

Cette image lui sert de phare pour qu’il se reconnaisse, pour qu’il ait un sens de son identité. C’est d’ailleurs pour cela que l’ego a tant besoin d’être reconnu. S’il n’est pas reconnu dans l’image déformée qu’il a de lui-même, il se sent automatiquement rejeté, donc abandonné. Qu’est -ce que l’on abandonne habituellement :ce que l’on ne désire plus, ce qui nous est désuet. Alors, ne vous demandez pas pourquoi l’ego est toujours dans des sentiments de dévalorisation qui nourrissent constamment son besoin de se valoriser.

L’ego doute continuellement de lui parce qu’il ne parvient jamais à totalement se reconnaitre lui-même!

En fin de compte, l’image qu’a l’ego de lui-même est toujours basée sur sa programmation.

Le problème c’est qu’il pense que cette image provient psychologiquement de lui. En fait, elle provient d’une dimension totalement différente où se nichent les programmes. L’ego, tant qu’il n’est pas éveillé, ne peut voir le « Blind Spot », c’est-à-dire la provenance de ses compulsions (sa personnalité) et à laquelle il est totalement et continuellement assujetti.

Il ne peut voir la provenance de ses compulsions, car il n’a pas un sens multidimensionnel suffisamment évolué pour en arriver à observer ce qui se passe dans l’instantané de son action. Il est beaucoup trop préoccupé par son image qu’il n’arrive jamais à satisfaire pour être en mesure de commencer à observer ce qui se passe réellement.

C’est en raison de cela que l’ego involutif est inconscient. De la conscience, ce n’est pas seulement de l’information accumulée à travers l’intellect. L’ego peut accumuler autant d’information qu’il le veut, mais en fin de compte, c’est sa capacité à intégrer cette information qui détermine sa capacité d’évolution, c’est-à-dire son éveil ou son impuissance involutive à s’éveiller. Même s’il sait tout cela, il doit en arriver à le mettre en pratique. Pour ce faire, il doit d’abord développer une capacité d’observation multidimensionnelle qui l’amènera à une désactivation naturelle des programmes qui créent constamment une image déformée et involutive de lui-même.

C’est dans ce sens que l’ego n’a pas de libre arbitre. Il n’est donc pas libre d’agir autrement que ce  que sa programmation lui indique. Autrement dit, il ne sait pas ce qui se passe,  car il n’est pas multidimensionellement éveillé. Comment voulez-vous qu’il le soit s’il s’identifie totalement à ce qu’il pense et surtout et avant tout, à ce qu’il ressent, sans savoir la source exacte de ces ressentis et de ces pensées!

Le problème de l’ego involutif se situe dans le fait qu’il croit dur comme fer que ce qu’il ressent et ce qui lui est soufflé par ce ressenti, c’est-à-dire que ce qu’il pense provient entièrement et consciemment de lui-même.

C’est ici que se crée son problème d’identité.

L’ego involutif anticipe toujours parce qu’il peut se situer uniquement dans le passé et le futur. Il s’imagine toujours le futur ou ce qu’il aurait pu faire autrement dans le passé. Il demeure ainsi prisonnier du temps passé et du temps futur. Pendant ce temps, il ne peut créer son présent.

Ce qu’il qualifie comme son présent est cousu de son passé et de son anticipation du futur. Pendant qu’il s’occupe de ces deux contreparties, il ne peut s’occuper de ce qui se passe dans son présent.

C’est pour cette raison qu’il est toujours à la quête de son identité : il ne peut être ce qu’il est réellement, et ce, tant et aussi longtemps qu’il demeure assujetti à une programmation involutive dont il ignore la présence lorsqu’elle se manifeste et surtout l’influence qu’elle a sur ce qu’il pense et ce qu’il ressent..

L’identité réelle de l’ego est créée par le fait qu’il est en mesure de faire face au vide créé par l’absence d’identité psychologique à laquelle il a toujours été habitué, qui est supporté par sa capacité de voir à travers l’illusion de l’image qu’il a toujours eue de lui-même.

2 Réponses à “L’image de l’ego involutif”

  1. Magali dit :

    bonjour Charles,
    Intégrer la conscience, mettre en pratique si on ne doit pas se fier à se que l’on ressent ni à ce que l’on pense, sur quel « ground » peut-on faire cette expérience?

  2. Le dilemme de l’ego involutif se situe exactement là!

    Il veut toujours absolument avoir un « ground », et c’est là qu’il se fait toujours prendre!

    Un jour, il doit faire face à la situation, complètement réaliser qu’il ne peut se fier à quoi que ce soit excepté l’observation de l’expérience en cours.

    Voilà en deux mots, le seul « ground » sur lequel il n’a pas le choix de se fier.

    Mais ceci ne fera évidemment pas son affaire!

    Il n’y en a pas de « ground » comme l’ego involutif désire en avoir. Il devra créer de toutes pièces un nouveau « ground » à travers la résultante que lui procure l’expérience, du moins, s’il ne flanche pas et en arrive à s’en servir.

    Ça va loin l’attachement émotionnel à la forme!

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