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Q – L’égo, dès son jeune âge, instinctivement a besoin d’être reconnu au sein de son milieu, de ses parents, etc. Est-ce que c’est une des conditions essentielles à sa survie ?

Deuxième point, lorsque l’égo ne se sent pas reconnu, il est, si je saisis bien, très tôt confronté à la responsabilité de sa propre survie. Du moins, c’est ainsi que l’interprètent les plans qui régissent son mental et qui influent sur sa conscience psychologique, si je saisis bien.

Est-ce alors qu’il développe davantage son intellect, si j’ai bien compris ce que tu m’as expliqué ? Est-ce pour faire face à cette problématique ?

Serge

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C’est toujours par rapport à son besoin vital de survie émotionnelle que très jeune, l’ego a besoin d’être reconnu par son environnement. S’il ne se sent pas reconnu parce qu’il se sent rejeté ou  tout simplement abandonné, il ne se sent pas en sécurité et réagit à cette condition.

L’ego réagit toujours en fonction de son besoin  d’identité. Il peut réagir de deux façons : d’une façon extérieure et d’une façon intérieure. S’il réagit vers l’extérieur, il confronte directement et il aura tendance à l’action. S’il réagit vers l’intérieur, il a tendance à ruminer et tend plutôt à être rancunier et à justifier cette position.

Cette rancune basée sur l’injustice devient une forme d’action, mais intériorisée. Cette intériorisation développe donc ses facultés intellectuelles parce que l’ego est forcé de trouver des solutions à la situation de ne pas se sentir reconnu et à maintenir la mémoire de l’événement (je vais m’en rappeler). Pour le jeune ego, c’est la seule façon qu’il a de faire face à cette problématique et de ce fait, à travers la récurrence de ces réactions, se crée une identité que l’on appelle sa personnalité.

Les gens diront d’un qu’il est rancunier et de l’autre qu’il réagit trop rapidement « soupe au lait » par rapport aux évènements extérieurs ou intérieurs (pensées) qui créent en lui un sentiment de non-reconnaissance. L’ego qui se sent rejeté par les évènements manifestés dans son environnement doit constamment justifier ses réactions. Ce sont ces justifications supportées par les trouvailles de ces bonnes raisons qui finissent par développer une plus grande capacité intellectuelle de l’ego. On dira de lui qu’il est intelligent parce qu’il trouve constamment de très bonnes raisons à son comportement réactif.

De tout temps, l’intellect s’est développé à travers le besoin de l’ego de justifier ses réactions animales émotionnelles. L’ego devait justifier ses réactions pour se sentir différent de l’animal.

La différenciation entre l’homme et l’animal s’est développée en fonction de son besoin d’avoir à justifier ses réactions émotionnelles par rapport aux évènements dans lesquels il ne se sentait pas reconnu. Ce besoin constant de justifier ses ressentis est la base même de ce qui active ses programmes involutifs. Ce sont la constance et la qualité créative de sa capacité de se justifier qui ont bâti sa capacité intellectuelle actuelle.

L’ego s’identifie à ces ressentis parce qu’il ne voit pas de disjonction de fait entre l’évènement et la programmation. Il ne voit pas le lien vibratoire entre l’évènement et le déclenchement de la programmation. Donc, à cause de son inhabilité à voir dans cette dimension vibratoire, il ne peut voir ce qui se passe réellement.

Ce lapsus oculaire (« Blind spot ») est ce qui crée et maintient sa condition involutive. La justification est la connexion qui unifie l’ego et la programmation et qui l’identifie à ce qu’il ressent. Plus l’ego est créativement habile à trouver de plausibles justifications, plus il sera développé intellectuellement.

L’éveil multidimensionnel est justement cette nouvelle capacité de l’ego à voir ce qui se passe dans la dimension où réside sa programmation. Cet éveil est tributaire à sa capacité de commencer à voir le jeu multidimensionnel en lui et d’amorcer son interférence, c’est-à-dire de commencer à s’opposer à cette condition involutive qui se traduit par la création d’une capacité multidimensionnelle d’observation.

Charles Sabourin © 2010

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6 Réponses à “Le besoin d’être reconnu”

  1. Colette dit :

    Est-ce le plus gros problème qui maintient l’égo dans cette condition involutive, serait-ce surtout parce qu’il croit à tout ce qu’il dit, ressent et pense ?

  2. Le besoin vital d’être reconnu est essentiel pour l’ego qui dès son très jeune âge a peu d’expérience de lui même, donc de son identité. Dès le départ, il cherche à se reconnaitre, à savoir qui il est. C’est cette quête frénétique d’une identité flanquée de son manque d’expérience et surtout de celui de son environnement immédiat qui déforme ce qu’il est réellement.

    C’est à travers l’évolution de la race que se transmet cette capacité d’évoluer ou d’involuer. Ce sont les parents futurs qui auront commencé à évoluer qui détermineront la survie psychique des petits nouveaux. Ce processus constant de l’expérience de l’esprit dans la matière doit commencer à évoluer consciemment, c’est-à-dire que l’ego doit être en surconscience pour que la race de l’homme nouveau puisse prendre l’espace qui lui est dû.

    C’est à l’homme d’aujourd’hui à réaliser à quel point il n’est pas en puissance de contrôler sa vie parce qu’il n’a pas le savoir pour se libérer de son ignorance. L’homme actuel ignore totalement dans quel merdier involutif il est réellement. S’il le savait, il aurait instantanément la volonté de s’en sortir.

    Il y à une très grande différence entre savoir et comprendre. Comprendre fait partie d’un entendement involutif filtré par la programmation et qui maintient l’ego dans l’impuissance malgré sa connaissance.

    Savoir fait partie d’un entendement totalement différent qui puise sa source à même l’expérience multidimensionnelle de l’ego. En fait, savoir c’est l’aboutissement de l’expérience qui libère l’ego de son ignorance.

    Tant que l’homme ne réalisera pas à quel point il patauge dans l’ignorance d’une conscience involutive et surtout à quel point il est toujours manipulé par des programmes qui agissent à son insu, il ne pourra avoir la puissance de savoir ce qui se passe réellement en lui.

    Beaucoup d’individus pensent qu’il savent, peu sont en mesure de le manifester.

  3. Colette dit :

     »Savoir fait partie d’un entendement totalement différent qui puise sa source à même l’expérience multidimensionnelle de l’ego. En fait, savoir c’est l’aboutissement de l’expérience qui libère l’ego de son ignorance. »

    Donc tant que l’égo ne sait pas réellement, qu’il n’a pas totalement réalisé dans quel merdier il se trouve il se maintient inconsciemment dans la croyance?

  4. Tant que l’homme ne réalisera pas qu’il est dans une phase transitoire évolutive d’une conscience animale à une conscience psychologique polarisée, il ne réalisera pas qu’il est encore prisonnier de cette phase involutive et croira qu’il est totalement et parfaitement intégré à sa nature humaine.

    Le hic c’est que tant qu’il ne réalisera pas qu’il subit la coloration d’une conscience en transition, donc, en apprentissage, il croira toutes les balivernes que le sens psychologique de cette conscience lui fait miroiter.

    Le merdier ce n’est pas tellement la qualité de la conscience dans laquelle il se trouve, mais plutôt l’ignorance qu’il a de la nature transitoire et colorée de cette conscience.

    En fin de compte, l’ego doit en arriver à se méfier de ses propres perceptions psychologiques, tant et aussi longtemps qu’il n’aura pas développé en sens multidimensionnel suffisamment avancé de sa propre nature.

    Une fois éveillé à ce nouveau sens multidimensionnel, il sera en mesure à travers cette nouvelle faculté d’observation de capter à même sa propre expérience l’information dont il a besoin pour évoluer.

    Par contre, il doit se protéger des vielles habitudes bien ancrées de l’ancienne perception psychologique, qui elle est soutenue par de puissants programmes qui lui souffle constamment des pensées qui l’incitent inconsciemment à résister à cette évolution.

  5. Colette dit :

    « C’est à l’homme d’aujourd’hui à réaliser à quel point il n’est pas en puissance de contrôler sa vie parce qu’il n’a pas le savoir pour se libérer de son ignorance. L’homme actuel ignore totalement dans quel merdier involutif il est réellement. S’il le savait, il aurait instantanément la volonté de s’en sortir. »

    Est-ce que cette volonté de s’en sortir sera supportée par la résultante pour l’égo d’y voir son intérêt vital ?

  6. La volonté naît du fait pour l’ego d’y voir son intérêt vital!

    Autrement dit, du fait de finalement voir clair!

    Pourquoi?

    Parce qu’il commence à développer un nouveau sens d’observation multidimensionnel.

    Tant que l’ego n’a pas développé ce sens, il est voué à demeurer prisonnier de la vision étroite créée par les filtres qui créent les voiles de son ignorance involutive.
    Pour qu’il développe ce nouveau sens, qui est à la base même de la naissance de l’homme nouveau, il doit vivre et surtout répéter et finalement intégrer l’expérience de l’observation multidimensionnelle.

    Il n’est pas facile pour l’ego habitué à une vision de la réalité qui est toujours polarisée de se défaire de ces habitudes bien ancrées. Pour ce faire, il doit être amené à développer une nouvelle perspective.

    Pour qu’il puisse commencer à voir à partir de cette nouvelle perspective, il doit absolument savoir à quel point il est prisonnier de sa perspective actuelle.

    C’est ici que se décide que l’ego passe ou ne passe pas, c’est-à-dire s’il se fait encore plus englober par des valeurs déjà établies ou passe à une vision plus ajustée de la réalité.
    Ce tournant est crucial pour que l’ego commence à se libérer lui-même, à s’affranchir d’une conscience bipolaire qui l’afflige depuis qu’il est de ce monde.

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